Europe des valeurs et enjeux électoraux
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Présentation par Mathieu Vernerey
Alternative tibétaine - Tibet Europe
Rassemblement de Marseille, le 28 mars 2009
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Ce nouveau rassemblement à Marseille s'inscrit dans le cadre du mois commémoratif du soulèvement tibétain de mars 1959 (cinquantenaire) et du printemps de Lhassa en 2008, au lendemain de la session plénière du Parlement européen du 23-26 mars.
A la même époque, en 2008, le tremblement du Toit du monde s’amplifiait et, à Marseille comme partout à travers le monde, cet élan d'espoir et sa répression brutale sont restés vifs dans les esprits. Rappelez-vous : 200 morts, 5000 arrestations, des milliers de blessés, des centaines de disparus dont nous sommes toujours sans nouvelle. Cette année, des prémisses ont déjà eu lieu à l’occasion du nouvel an tibétain et se multiplient depuis le 10 mars dernier.
Tandis que Pékin a de nouveau fermé le pays pour écarter tout regard extérieur et que l'armée renforce chaque jour sa présence, il nous faut dénoncer cette logique de terreur à huis clos et rappeler notre soutien au peuple tibétain et à l'espoir de liberté.
Le 28 mars 1959, après trois semaines de répression (10.000 morts à Lhassa, plus de 80.000 à travers le Tibet et autant de réfugiés vers l'Inde), la Chine proclamait "l'émancipation des serfs" et ordonnait la "dissolution" du gouvernement tibétain. Celui-ci, reconduit en exil en Inde, constitue la prolongation du principe de souveraineté du Tibet et n'a de cesse de rappeler le droit de son peuple à disposer de lui-même.
Alors que la Chine tente de revisiter l'histoire et d'imposer, le 28 mars, cette prétendue date "commémorative" d'"émancipation", l'Europe se doit de se positionner sans ambiguïté.
En tant que citoyens et électeurs européens, et à travers la campagne Tibet Europe, les défenseurs du Tibet appellent le Parlement européen à mettre en oeuvre la résolution du 6 juillet 2000, qui prévoyait d'appeler les Etats membres à reconnaître le gouvernement tibétain en exil en l'absence d'un accord négocié entre Chinois et Tibétains sur un nouveau statut pour le Tibet. La réponse chinoise, nous la connaissons : déni, répression et colonisation.
Au lendemain de l'une des dernières sessions plénières à Strasbourg (23-26 mars) et à quelques semaines seulement des prochaines élections européennes, le Parlement européen n'a toujours pas tenu ses engagements. La résolution adoptée le 12 mars 2009 ne répond pas à cet objectif. Nous demandons ainsi aux parlementaires de voter une nouvelle résolution sans plus de délais.
Sans quoi, quelles leçons tireront les militants et citoyens européens sur le rôle et la valeur de l'action du Parlement ? Ce, alors que les institutions de l'Europe traversent des crises de confiance répétées et que l'abstentionnisme se creuse davantage à chaque nouvelle élection européenne.
Traditionnellement, à la veille d'élections importantes, nous nous posons chacun la question: "Pour qui aller voter?". Mais pour les Européennes, à la veille de chaque scrutin, nous nous demandons de plus en plus: "Pourquoi aller voter?". Et les taux de participation si bas sont la pour en attester.
A cette question "pourquoi aller voter en juin prochain", seuls les députés européens peuvent nous donner la réponse. Au nom de l'idéal de l'Europe des valeurs et des engagements pris par les parlementaires auprès de leurs citoyens et électeurs, nous attendons que cette réponse se transcrive pas des actes. Et donc par le vote d'une nouvelle résolution conforme aux engagements contenus dans celle du 6 juillet 2000. Ce, avant les prochaines élections de juin prochain, pour que nous prenions chacun notre décision en connaissance de cause.
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